Société : Kané Kadaouré et Amadou Arouna Maïga victimes de leurs propres travers !

L’homme est le produit des flux de pensées multiples qui traversent sa tête et aménage le tapis de sa propre conscience jouissive à travers une sélection intelligente en permanence. Mais ce phénomène opérant dans le cerveau de tout être humain organise sa vie et détermine sa responsabilité à travers la qualité de sa compréhension des défis de sa société, en tout temps, en toute circonstance et en tout lieu.

Ainsi, chaque homme et chaque femme mesure la qualité de son jugement des faits dans les rapports sociaux économiques et politiques à l’aune de la performance de son intelligence et de sa culture, tout simplement humaine, dans son savoir vivre et son savoir être, pour éviter de commettre du tort à la société. C’est pourquoi les agissements et les comportements visant à « troubler l’ordre public » ou encore « la cohésion sociale, le vivre ensemble, l’harmonie de tous jours » ne sont pas tolérés par l’ordre social établi et donc la loi, au plan national.

Kané Habibou Kadaouré et Amadou Arouna Maïga interpellés le Mardi à la police judiciaire de Niamey, le premier pour le contenu faisant la part belle à une stigmatisation sociale des Nigériens par un post publié sur facebook auparavant et le second pour à la fois l’illégalité d’une organisation et le contenu d’une déclaration rendue publique le Samedi 29 Avril 2023 à Niamey. L’ancien jeune candidat à l’élection présidentielle du parti politique (SDR-Sabuwa), qu’il dirige a manifestement manqué à son devoir d’égard.

Non content des jeunes nigériens ayant accédé à de postes de responsabilité, l’ancien candidat à la présidence de la République, Kané Kadaouré Habibou est allé jusque dans ses propres travers, sa propre turpitude personnelle ayant fait corps avec sa peau à viser et à stigmatiser des nigériens inutilement et gratuitement. Et pourtant, ceux qu’ils « stigmatisent » n’ont jamais été candidats comme lui à une élection présidentielle et n’en ont cure, d’autant qu’ils ont leurs propres choix de vie.

Que se passe-t-il dans la tête d’un individu capable de mettre au service du public via facebook des « idées ordurières » pareilles ? Quelle est la moralité réelle d’un individu pareil qui avait réussi jusqu’à être candidat à une élection présidentielle de son pays et promet de développer l’Agriculture et l’Elevage ?

A travers ces écrits évidemment maléfiques, l’ancien candidat à la présidence de la République, Kané Kadaouré Habibou traduit aux yeux des Nigériens l’immaturité, l’absence d’idées, l’absence d’inspiration, la platitude intellectuelle et la faiblesse d’esprit caractérisée. Comment un individu peut-il tomber aussi bas derrière le voile de la liberté d’expression, en laissant sortir publiquement sous sa responsabilité des inepties pareilles ?

Il est vrai que la société nigérienne est tolérante, mais il ne faudrait pas abuser de l’intelligence et de la flexibilité des statuts sociaux et des institutions judiciaires. Le jeune militant politique, Kané Kadaouré a tout de même ignoré royalement les enjeux socioéconomiques et politiques de son pays, au cœur d’un Sahel en ébullition.

Quant à Amadou Arouna Maïga dont la responsabilité d’une structure illégale en activité a été imputée, il a tout simplement manqué de minimum de prudence et de bon sens pour se couvrir d’une quelconque garantie. Quant au contenu grave dont lui seul serait en possession du secret, l’intérêt d’un tel procès réside dans les moyens de preuve.

Les Nigériens, qui vivent dans l’un des rares pays stables de la sous région Ouest-africaine d’un point de vue institutionnel et sécuritaire doivent savoir raison gardée pour surtout ne pas jeter de l’huile sur le feu. Le Niger constitue à n’en point douter l’espoir pour la stabilité du Sahel et bénéficie à ce sujet le soutien de la plupart des grandes puissances économiques et militaires du monde actuellement.

Il a également inspiré une approche holistique de la lutte antiterroriste, en intégrant une solution d’envergure communautaire de la paix et de la cohésion sociale, à travers un accord de paix déjà signé et suivi à Banibangou, dans la région de Tillabéry. Aussi, un forum avait eu lieu à Tillabéry comprenant tous les acteurs de la question de sécurité et en prenant en compte tous les aspects des défis sécuritaires.

Durant plusieurs années, les Nigériens de la région de Diffa ont subi le drame de la secte terroriste Boko Haram et jamais des idées des mercenaires Tchadiens où le pays est plus proche n’ont été imaginées et nourries pour déstabiliser tel ou tel autre voisin, malgré l’ampleur du danger sur les compatriotes de l’Est du pays. A l’Ouest du pays dans la zone de 3 frontières, où les incursions de l’état islamique au grand Sahara (EIGS) en provenance du Burkina Faso et du Mali impactent négativement le Niger, le seul pays qui dispose des forces militaires sur sa frontière, le gouvernement accorde une tolérance sur les questions sécuritaires, aussi «dans une déclaration rendue publique par un groupe de personnes, se réclamant d’une structure n’ayant aucune reconnaissance légale dénommée «Comité Union Tillabéri pour la paix, la sécurité et la cohésion sociale», sur les ondes de certains médias, les auteurs affirment : «le déploiement des Forces étrangères notamment françaises sur les frontières du Burkina Faso et du Mali à partir de notre territoire avec à leurs côtés les mercenaires Tchadiens est fait dans la perspective de lancement d’attaque contre ces deux pays frères et amis». Lire ci-joint un communiqué du gouvernement.

MOUSSA NAGANOU

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Author: Mourya Niger