L’installation du conseil consultatif de la Refondation (CCR) suscite beaucoup de commentaires au sein de l’opinion publique nigérienne. Observateurs de la scène politique, acteurs de la société civile, citoyens lambda ou experts, le conseil consultatif de la suscite un véritable engouement auprès de l’opinion publique nationale au pays du Général d’Armée Abdourahmane Tiani.
Pour l’expert, président de l’ANEXA et de l’ODECA Continental, Dr Aboubakary Moukimou Mourana est un habitué des micros et caméras des médias, l’installation du conseil consultatif de la Refondation pourrait bien améliorer l’image du Niger, ainsi que la gouvernance politique du pays. Faisant office de Parlement de la Refondation, le conseil consultatif donnera des avis motivés au CNSP et au gouvernement dans le cadre de la gouvernance.
Dr Aboubakary Moukimou Mourana pense que même la perception du Niger changera substantiellement avec l’installation des membres du conseil consultatif de la Refondation. Même si les avis de cette institution sont libres et ne requièrent aucune force contraignante sur le gouvernement, encore moins sur le conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), il n’en demeure pas moins qu’elle est nécessaire pour la légitimité des décisions prises dans le cadre de la gouvernance politique, diplomatique, économique, sécuritaire et institutionnel.
Ainsi sur le plan institutionnel, le Niger sort la tête de l’eau petit à petit vers le parachèvement des institutions déclinées par la charte de la Refondation. En plus du CNSP et gouvernement, le CCR est nanti du pouvoir de se pencher sur toute question d’intérêt national afin d’inspirer les institutions exécutives à mieux éclairer et motiver leurs décisions virales à la vie de la nation.
Quid de l’harmonisation des lois et règlements de la confédération de l’AES !
Avec l’installation des membres du conseil consultatif de la Refondation, il pourrait bien aider à l’harmonisation des lois et règlements des institutions confédérales au sein de l’AES. Il est également temps que le travail de l’expert nigérien soit réglementé et mieux encadré pour éviter le désordre dans la pratique de la profession.
Les trois institutions sœurs faisant office de Parlement au sein de la confédération du Sahel doivent travailler de concert avec leurs pouvoirs exécutifs pour faciliter l’harmonisation de toutes les lois régissant la vie des trois États membres. Aussi, le processus de suivi et évaluation des instruments juridiques sera garanti par les Parlements de la confédération des États du Sahel.
Dr Aboubakary Moukimou Mourana ouvre une nouvelle cagnotte de ressources pour le fonds de solidarité !
Cet acteur de la société civile invite le Chef de l’Etat prendre à prendre une ordonnance donnant le pouvoir de légiférer au conseil consultatif de la Refondation. Cela pour vite renforcer le cadre juridique harmonisé avec les institutions sœurs du Burkina Faso et du Mali.
Aussi, le président de l’ODECA Continental Dr Aboubakary Moukimou Mourana invite les plus hautes autorités militaires nigériennes à trouver des moyens supplémentaires au fonds de solidarité nationale. Cela pourrait bien se concrétiser par le versement des ressources au fonds. Ainsi, toutes les sociétés d’État et autres entités publiques disposant des ristournes à les verser au fonds de solidarité nationale pour obtenir les véritables moyens de la guerre et pendant la guerre.
Les perspectives d’avenir au Niger !
Selon la charte de la Refondation, il ne reste plus qu’à mettre en place deux autres institutions comme le conseil supérieur de la communication (CSC) devant assurer la régulation au plan informationnel et la commission nationale chargée de la défense des droits humains (CNDH). Pour la régulation du secteur de l’information, Dr Aboubakary Moukimou Mourana en appelle aux plus hautes autorités nigériennes d’impliquer davantage les acteurs des médias aussi bien privés que publics nantis des compétences pour contribuer à gagner la guerre de l’information.
D’autant plus que le monde moderne est fait essentiellement d’informations et de la propagande médiatique que les acteurs des médias aussi bien privés que publicssemblent mieux comprendre. Leur expertise peut s’avérer très utile à vaincre les forces politiques nuisibles de la désinformation, à l’échelle d’un pays.
Deux ans après le coup d’État militaire du 26 Juillet 2023, les institutions politiques ont pris de la légitimité et même de la vigueur pour impulser concrètement la vision de la Refondation nationale au Niger. Même si tout les pouvoirs se reposent encore sur les épaules du Chef de l’État, le Général d’armée Abdourahmane Tiani, le parachèvement des institutions prévues par la charte de la Refondation permettrait de rendre les décisions plus légitimes, grâce à la force participative des différentes institutions. [À suivre]
Propos recueillis par
ABDOUL WAHID MOUSSA







