Les petits fils du conquérant Issa Korombé, le général d’armée Salifou Mody et le général de Division Mohamed Toumba assument pour le moins solidairement et professionnellement le premier la défense nationale et le second la sécurité intérieure de l’Etat. Toumba et Mody constituent ainsi deux stratèges nationaux infaillibles pour la sécurité intérieure de l’Etat et la défense nationale, à cause de leurs expériences avérées, éprouvées et pointues dans la chose de la chose confiée à eux.
De l’avis de ceux qui connaissent bien les deux hommes, tous deux sont des soldats intègres, intelligents, efficaces, professionnels, aguerris, perspicaces mais discrets et des leaders militaires adoubés par la hiérarchie. Respectés à toute épreuve, la discipline et la rigueur militaires constituent le sens de leurs engagements politiques à assumer les missions à eux confiées.
Discrets mais actifs, les deux hommes forment la tête de pont de la lutte antiterroriste au Niger. Dans un Sahel éprouvé depuis plus d’une décennie de troubles sécuritaires, les ennemis de cet espace géopolitique vital pour le reste du monde veulent montrer qu’aucun leadership militaire ne vaille pour contenir le terrorisme voulu et imposé par les impérialistes.
Mais les généraux Toumba et Mody symbolisent le contraire de cette malédiction sécuritaire et forment un trio avec le général d’armée Abdourahmane Tiani au Niger et contribuent tout de même efficacement à ramener la paix au Sahel bien que bouillant encore. Le partenariat stratégique et militaire bien solide noué avec les armées du Burkina Faso et du Mali est davantage renforcé par la création de la confédération des États du Sahel représentant aujourd’hui une bouffée d’oxygène secrétaire régionale Ouest africaine.
Ainsi, l’opérationnalisation de la force militaire spéciale conjointe de 5000 hommes pour les trois pays membres de la confédération du Sahel va sans nul doute changer la donne. Cette force spéciale conjointe antiterroriste sera affectée à la lutte antiterroriste pour venir en soutien supplémentaire aux forces spéciales déjà sur le terrain dans chaque pays membre pour certainement porter le coup fatal au terrorisme en perte de vitesse présentement, du fait de l’élimination de plusieurs de ses cadres, de la désorganisation des entreprises terroristes affiliées aux branches occidentales d’Al-Qaeda et l’état islamique (EI), du démantèlement de leurs sources d’approvisionnements en armes, en vivres, en carburants, en motos, bref de l’affaiblissement continue des structures et la chute libre de l’image de ce « business de la mort ».
MOUSSA NAGANOU
