L’infatigable Champion de la ZLECAF et ancien
président nigérien, Mahamadou Issoufou, toujours au service du continent
Africain et de son pays, le Niger, est arrivé Dimanche matin à Accra, la
capitale Ghanéenne et capitale du siège de la zone de libre échange
continentale africaine (ZLECAF) pour la tenue de la 6e Réunion de
mi- année de l’union africaine 2024. Mahamadou Issoufou présentera son rapport
et un point d’honneur sera mis sur la question de l’intégration économique,
relativement au commerce intra-africain.
Faut–il une démonstration
patriotique pour Mahamadou Issoufou ?
Le militantisme en faveur de la démocratie de
l’ancien président nigérien Issoufou Mahamadou fait-il encore de doute ?
Nul besoin de fouiller dans son parcours politique depuis ses premiers pas en
milieu scolaire et estudiantin pour s’en convaincre !
Et pourtant, cela est nécessaire. Parce que
dans la vie d’un leader, d’un dirigeant politique s’y gisent sans disparaître
aussi bien les faits justifiant son propre Enfer que son Paradis.
Et Mahamadou Issoufou n’en fait pas exception.
Les faits démontrant son véritable patriotisme remarqué et compris par les
Nigériens remontent en Octobre 2009 avec son affrontement courageux à un mandat
d’arrêt international lancé contre lui avec ses deux autres camarades dont Hama
Amadou et Mahamane Ousmane par les autorités de Niamey pour une sulfureuse
affaire de blanchiment d’argent par le pouvoir de l’époque !
L’histoire retiendra que Mahamadou Issoufou
avait immanquablement choisi son pays, au-delà de toute chose, pour affronter
la justice de son pays, au sujet de l’affaire de blanchiment d’argent tirée par
les cheveux et lancée contre lui, en vue de l’effrayer, de le dissuader à
poursuivre son ambition politique. Si une autre personnalité politique avait
aussi osé affronter son destin politique contre Mahamadou Issoufou l’histoire
aurait certainement retenu également son nom et l’immortaliser ainsi sur du
marbre pour montrer à la postérité ou lui servir de modèle.
Car il manque tellement de modèles politiques
comme Kwamé Nkrumah, Nelson Mandela ou Mahatma Gandhi aujourd’hui à la jeunesse
africaine pour servir de repère à l’ascension politique ou socio-économique.
L’ancien président nigérien Mahamadou Issoufou et Champion de la ZLECAF encore
vivant et actif au service de son pays et du continent africain devrait
multiplier les actions pour ne pas laisser le continent orphelin de leadership,
à cause surtout de la dégradation bien évidemment continue du charisme des
dirigeants du continent, pour manque d’inspiration.
Octobre 2009, une sulfureuse affaire de blanchiment d’argent contre
le Chef de File de l’opposition nigérienne (Issoufou Mahamadou) et ses deux
autres camarades dans la rue !
Alors que le deuxième mandat présidentiel et
constitutionnel normal du président Mamadou Tanja tendait à sa fin en Décembre
2009, il prend soin de rédiger une nouvelle constitution et de la soumettre à
un référendum constitutionnel le 4 Août 2009. Une nouvelle constitution adoptée
au référendum et validé par sa cour constitutionnelle taillée sur mesure le 17
Août 2009, sous une grande fièvre de contestation de l’opposition politique
nigérienne.
Mais face à cette grande contestation, il
faudrait bien trouver des stratégies pour mettre sous contrôle les dirigeants
de l’opposition. C’est là que des mandats d’arrêt internationaux surgissent
contre l’ancien Premier ministre et Chef de File de l’opposition nigérienne de
l’époque Issoufou Mahamadou, ainsi que de l’ancien Premier ministre Hama Amadou
et de l’ancien président Mahamane Ousmane pour une « affaire de
blanchiment d’argent ».
Mahamadou Issoufou a bravé le mandat d’arrêt pour atterrir à Niamey
pour se mettre à la disposition de la justice !
Cette affaire de blanchiment d’argent avait été
mise sur la place publique pendant que les trois (3) leaders de l’opposition de
l’époque étaient tous à l’extérieur du pays dans le cadre de médiation autour
de la crise politique majeure ainsi née au Niger, suite au référendum imposé
aux forces politiques en vue de changer de constitution pour s’incruster au
pouvoir æternam ad vitam de Mamadou Tanja sans le moindre consensus au plan
politique. C’était un grand froid que le
pouvoir de Niamey tentait de jeter à l’opposition pour anéantir la grande
ferveur militante qui se dressait contre le refus de quitter le pouvoir au
terme de son mandat constitutionnel normal.
Pendant qu’à Niamey, la capitale nigérienne et
dans les autres grandes régions du pays, le doute tente d’installer chez les
dirigeants et autres militants des partis de l’opposition politique, Mahamadou
Issoufou prend son avion pour atterrir à l’aéroport international de Niamey le
30 Octobre 2009 pour se mettre à la disposition de la justice et ce, à la
grande surprise générale de toute l’opinion publique nigérienne. Ce jour-là,
tout le s’en souvient encore de la gigantesque escorte des militants l’ayant
conduit jusqu’à son domicile, si l’opposant Issoufou Mahamadou n’existait pas,
il fallait vraiment l’inventer.
C’est le courage et surtout l’audace de cet
homme qui avait requinqué l’opposition politique nigérienne pour toujours. Une
attitude qui avait suscité donné tant d’admiration à l’égard du Chef de File
Issoufou Mahamadou redonné confiance et revigoré en même temps la mobilisation
des militants de l’opposition.
Même face à un mandat d’arrêt international contre lui, Issoufou
Mahamadou choisit son pays, le Niger !
La seule motivation qui avait animé et guidé
Mahamadou Issoufou a braver un mandat d’arrêt international lancé contre lui à
partir de Niamey par le pouvoir de Mamadou Tanja est qu’il n’a qu’un seul pays,
le Niger, pour lequel il est prêt à affronter vents et marées, pour conserver
sa filiation patriotique. Plus tard, il révélera à l’opinion « j’ai
toujours rêvé non seulement de servir mon pays, le Niger mais l’ensemble de
notre continent (africain), car il n’y a pas de réelles perspectives de
développement pour nos pays pris isolement ».
Parce que pour Mahamadou Issoufou,
l’affirmation sur le continent africain du leader charismatique Ghanéen Kwamé
Nkrumah restera toujours d’actualité. Ainsi « l’Afrique doit s’unir ou
périr », passe pour être une vérité éclatante que « chaque
africain doit se répéter chaque jour » pour s’imbiber de la
quintessence politique pour parvenir à ce qu’il désigne par une conscience
Africaine, « chaque africain, au-delà de son pays, doit avoir une
conscience africaine ».
Pour ceux qui ne le savent pas, c’est la seule
cause fondamentale Africaine qui justifie son acceptation de l’honneur à lui
fait par le continent africain à Accra, au Ghana pour être immortalisé sur une
statue à son effigie au siège du secrétariat exécutif de la zone de libre
échange continentale africaine. Mahamadou Issoufou espère ainsi que « la
ZLECAF sera un grand pas vers la prise de conscience, par tous les Africains,
de leur communauté de destin » afin que ceux-ci comprennent et
concèdent mutuellement à resserrer les rangs dans toutes les circonstances
cruciales et peser en faveur des intérêts des peuples du continent.
Cette clairvoyance fait que Issoufou Mahamadou
a fini par être élu président de la République dans son pays qu’il a servi
dignement par un double quinquennat électif et de quitter le pouvoir tout aussi
dignement. Mieux, en servant son pays, Mahamadou Issoufou n’a guère oublié son
continent pour devenir le Premier Champion de la ZLECAF et marqué la conscience
africaine pour toujours, sinon mondiale, grâce à son leadership ou son expertise
élaborée sur les grandes questions internationales.
MOUSSA NAGANOU
