Même si les bras intellectuels tentent de toute leurs forces à faire croire
à la jeunesse du continent Africain que « l’Afrique refuse le
développement », comme l’écrivent-ils avec mépris sous leurs petites
mains complices certains serviles serviteurs de l’impérialisme, à l’image
de la franco-sénégalaise Axelle Kabou dans son plumitif livre, « Et si
l’Afrique refusait le développement ? ». Le Niger quant à lui se démarque
de ce complot visant à rester se complaindre dans son passé colonial,
avec des options politiques privilégiant l’importation des produits
agricoles vivriers pour maintenir les populations sous dépendance
alimentaire des productions extérieures, au lieu de mettre l’accent sur le
développement de la production agricole locale ou nationale.
Cette option de l’importation des produits vivriers pour nourrir les
populations est celle visant à rendre volontairement dépendantes les
populations vis-à-vis des produits agricoles extérieurs au détriment des
productions nationales et donc l’économie nationale. « Affamer les
populations et les appauvrir durablement » a été à la fois un outil et une
stratégie utilisés par les dirigeants africains civils pour servir
l’impérialisme.
D’autant plus que depuis plus de soixante (60) ans, les populations
africaines de toutes les régions souffrent de la faim et triment sous les
affres, sous le poids des difficultés et les pénibilités du travail, malgré les
gros discours politiques, les gros projets de société brandis et exposés
aux yeux des populations comme du sérieux, alors qu’il n’en est rien du
tout. En cause, même les fonds prétendument ouverts aux financements
des filières agricoles constituent au bout du compte des véritables
goulots d’étranglements, alors même que le potentiel pour nourrir nos
populations et développer l’économie existe bel et bien.
Voici les moyens de nourrir nos populations par nous-mêmes !
« Partout au Niger on peut tout produire. Mais chacun veut travailler
dans un bureau. Même les agronomes et les vétérinaires », affirme un
nigérien agissant volontariste dans les réseaux sociaux et dans
l’anonymat, qui a pris soin de recenser les différents cours d’eau et
ressources hydrocarbures que nous avons augmentés.
Le grand fleuve Niger et ses sept [7] affluents !
Ainsi, il y a premièrement (1er) une étendue d’eau de 550 km de fleuve.
2- Sept (7) affluents du fleuve Niger qui sont le Gorouol, la Sirba, le
Dargol, le Diamangou, le Goroubi, la Tapoa et le Mekrou.
Les trois (3) Dallols !
Le Dillol Bosso qui va du fleuve, passe dans le Boboye, le Fakara,
l'Imanan, Bonkoukou, le Kourfey, le Tagazar, l'Azawak, passe dans
l'Azawad malien et rejoint les montagnes du Hogggar en Algérie où il
prend sa source. Le Dallol Fogha qui certes n'est pas long mais
concerne les départements de Gaya, Dioundou, Dosso et Loga. Le
Dallol Mawri qui arrose les départements de Gaya, Dioundou, Tibiri,
Dogondoutchi, Bagaroua et Tahoua.
La région de Dosso est un véritable château d'eau souterraine et de
surface. La région de Zinder aussi, même si l’on a diffusé et entretenu la
thèse de manque d’eau dans celle-ci, mais des vrais chercheurs et les
chinois ont démontré le contraire.
Les Goulbis, les mares et les oasis !
4- La Majjia (Konni Madaoua) ; 5- les Goulbis (Madarounfa, Maradi,
Kaba). 6- La Tarka (Keita, Dakoro, Mayahi, Belbedji, Tanout). 7- La mare
d'Abalak. 8- les 3 M (Matamey, Magaria, Mirriah). 9- Komadougou
(Mainé Soroa, Diffa). 10- le lac Tchad (Diffa, Bosso, Nguigmi). 11- les
oasis du Mounio et du Koutous. 12- les oasis de l'Aïr (Timia, Tabelot,
Gougaram, Tafadek, Ifferouane, etc.).13- l'Irhazer .14- les mares du
Zarmaganda et du Songhay.15- les oasis du Kawar.
« En somme, partout au Niger l'agriculture, l'élevage, la pisciculture etc.,
sont possibles. Je dis bien PARTOUT. Et pas cet élevage ou cette
agriculture rustique. Mais une agriculture et un élevage mécanisé
capables de concurrencer les grands pays producteurs de Maïs, Blé,
Sorgho, Riz, Coton, Canne à sucre, Manioc, fruits et légumes (même
méditerranéens) et de viande. C'est là que réside les leviers du
développement du Niger, surtout que nous avons une population jeune
(mais hélas paresseuse et non encadrée). C'était le sens que voulait que
la Samaria prenne mais qui fut totalement travestie par des
responsables aux braguettes facilement ouvrables », explique-t-il. Et non
sans ironiser sur le comportement déplorable des nigériens en ces
termes, « maintenant, continuons à pleurnicher et à nous investir dans la
politique politicienne attendant des promotions et des nominations (pour
voler) au lieu de nous investir dans la production ».
Ainsi, le président Tiani se désolidarise des options politiques
appauvrissant et affamant les populations !
C’est bien révoltant de souffrir de pauvreté ou de faim pendant que le
pays est bâti sur de l’or ! Comme vous le constatez le Niger est un grand
pays des richesses agricoles toute nature.
Dans tous les quatre coins du Niger, l’agriculture de tous ordres est bien
possible. Du fleuve et ses sept affluents, les Dallols, les Goulbis, les
mares et les oasis disponibles à travers tout le pays, la pauvreté et la
faim constituent une insulte à la fois pour les populations que pour les
dirigeants.
Ainsi, dans la vision du président Tiani, il ressort clairement que la
libération des Nigériens passe également par le développement des
bases de productions locales afin de garantir souveraineté alimentaire !
Le Colonel Sidi Mohamed, l’homme qui porte la réforme agricole en vue
de développer les bases de productions locales a déjà déclenché sa
machine à plein régime.
À partir de cette année déjà, l’office des produits vivriers du Niger
(OPVN) aura les coudées franches pour opérer directement sur le
marché national des producteurs locaux par acquisition directe. Ce qui
permettra sans doute de valoriser la production agricole nationale, en
évitant les gaspillages, en renforçant le pouvoir d’achat des producteurs
Nigériens, en les enrichissant et en leur épargnant la faim.
MOUSSA NAGANOU
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