Aujourd’hui le Niger est en guerre et il faut nécessairement trouver les moyens de celle-ci pour pouvoir vaincre l’ennemi. À ce sujet, les ristournes représentent un fonds disponible à utiliser encore plus utilement pour sauver des vies.
Malgré que le pays est en guerre, il n’en demeure pas moins que le Niger est à la croisée des chemins des enjeux énergétiques et stratégiques entre les puissances économiques mondiales. D’autant plus que cette guerre engageant le Niger appelle de la part des citoyens nigériens un engagement tout aussi très fort, en attendant les retombées financières de cette manne des ressources naturelles.
Ordonner que les ristournes soient affectées au FSSP !
En indiquant les ristournes comme étant des ressources financières à affecter au fonds de solidarité nationale, cela ne touche pas les salaires des nigériens concernés par la mesure. Au contraire, cela leur donne un privilège supplémentaire à contribuer à sauver la vie de leurs compatriotes en mission sous le drapeau.
Parce que de toute évidence, il est clair que tous les nigériens n’ont pas le même niveau de vie et par conséquent ne contribue guère au même degré. Déjà les dons volontaires, les prélèvements opérés jusqu’ici pourront ainsi être renforcés de façon significative par les ristournes versées au FSSP.
Ce qui va augmenter les moyens de cette institution sur laquelle le Niger compte pour gérer les urgences notamment sur la sécurité des soldats au front, la sécurité de leurs familles, les orphelins, les blessés de guerre, les services divers, les matériels de roulement ou encore les matériels de protection. Aussi, il est important de comprendre que les ristournes sont également des ressources pérennes pouvant contribuer sur la durée, contrairement à d’autres ressources volatiles ou tarissables.
Les citoyens Nigériens bénéficiaires des ristournes devraient être fiers ainsi de pouvoir davantage contribuer à soutenir l’effort de guerre pendant cette période particulièrement difficile. Ce qui leur accorde d’ailleurs du mérite et de l’honneur supplémentaire à l’égard de la nation nigérienne.
Le versement des ristournes des services publics va sans doute encourager la population pour l’apport volontaire qu’elle consent d’une part et d’autre part, stimuler le secteur privé également à davantage renforcer ses donations, à cause de cette décision salutaire pour accompagner l’effort de guerre et la lutte contre les catastrophes naturelles dans cette période hivernale. C’est cela qui fera de chaque nigérien un soldat de la Refondation nationale.
L’heure n’est pas aux simples déclarations de bonne intention mais aux actions concrètes !
C’est pourquoi, nous avons nous-mêmes déjà cotisé et contribué au renflouement des caisses du FSSP, en tant qu’experts, parents d’élèves, associations de développement, communautés et acteurs de la société civile. Ce qui montre que l’heure n’est pas aux simples déclarations de bonne intention mais aux actions concrètes pour permettre aux soldats d’agir à tout moment et sur tous les terrains à l’esprit fixé à la lutte et non à autre chose.
La participation à l’effort de la guerre est ainsi un haut acte de patriotisme, à plus d’un titre.
Quelques actions réalisées par le FSSP au profit des FDS à saluer !
Le FSSP a déjà permis aux forces de défense et de sécurité (FDS) d’acquérir de matériels roulants efficaces, de s’équiper conséquemment, de se doter de technologie avancée de guerre, de se former et même de contribuer à soulager les familles des militaires tombés sur le front de bataille. Il faut reconnaître que le FSSP y a grandement contribué et significativement participé à la prise en charge rapide des moyens de la guerre.
C’est pourquoi, ce fonds de solidarité nationale est à consolider, renforcer et sauvegarder pour la réalisation des infrastructures de formation et de cadre de travail pour la jeunesse nigérienne. La mobilisation de ce fonds devrait être également une opportunité concrète pour la jeunesse nigérienne d’immortaliser leurs immenses contributions à la sauvegarde de leur pays, le Niger.
En clair, dans cette situation sécuritaire les contributions des citoyens de toutes les catégories vont impulser les institutions de l’État à fonctionner à plein régime, sans faiblesse. C’est pourquoi, la nature du conseil consultatif de la Refondation (CCR) ne doit souffrir d’aucune ambiguïté.
Le CNSP doit rendre le CCR une institution de décision !
Deux principales raisons militent en faveur de l’idée de rendre le conseil consultatif de la Refondation (CCR) une institution de décision et non seulement celle consultative comme c’est le cas encore actuellement. C’est d’abord, parce que nous sommes en guerre et que toutes les institutions de l’État doivent être mobilisées afin que toute décision émanant de l’État revête la fermeté, la volonté de vaincre et l’intransigeance nécessaire à la nature de la situation sécuritaire.
C’est une condition nécessaire au maintien du niveau de conscience victorieuse à tous les citoyens Nigériens aux côtés des troupes engagées sur les fronts du combat pour la libération totale du pays. Ensuite, c’est parce que le Niger est pleinement engagé aux côtés de ses amis burkinabè et maliens au sein de la confédération des États du Sahel.
Ainsi, à l’image du conseil consultatif de deux autres pays amis ayant acquis leurs statuts de Parlement, le CCR du Niger ne devrait pas rester en retrait et confiné dans un statut du CESOC pour souffrir de déficit de pouvoir délégué à cette institution pour assumer sa noble cause de Parlement. C’est donc pour des raisons d’harmonie, de cohérence et surtout de conformité avec nos amis burkinabè et maliens qu’il s’avère pratiquement nécessaire de rendre le CCR une véritable institution décisionnelle, ne serait-ce que sur certaines questions d’intérêt national. [À suivre].
Dr ABOUBAKARY MOUKIMOU MOURANA Président de l’ANEXA et l’ODECA Continental. Observateur de la scène politique. Grand Officier de l’Ordre de Mérite du Niger. Commandeur de l’Ordre des Palmes Académiques du Niger, Chevalier de l’Ordre National du Niger.







