C’est à l’initiative d’une belle brochette d’anciens membres, libres et pas encombrants du comité national de révision du code pénal et du code de procédure pénale nigériens avec le bâtonnier de l’ordre des avocats du Niger qu’est partie la méditation volontariste pour rapprocher magistrats et gouvernement que cette trêve a pu être obtenue le dimanche tôt le matin. Dès Samedi soir, l’ombre de l’arbre à palabres promettait et projetait les lueurs d’un espoir déjà !
Ainsi, le dimanche soir c’est le collège de six magistrats du syndicat dissout qui apporte la lumière en précisant les contours de l’accord en perspective sous le vaillant et victorieux arbre à palabres du Niger entre magistrats et gouvernement. C’est ainsi au nom d’un sursaut patriotique et du devoir moral que le collège des magistrats en pourparlers en appelle leurs collègues « à la vigilance, à la retenue, à la réserve, à faire confiance à tous les acteurs impliqués dans la méditation et à privilégier l’intérêt général au-dessus de toute autre considération, afin d’éviter une tension sociale supplémentaire » au pays du Général d’armée, Abdourahmane Tiani, dans le contexte actuel.
Mais les défis restent énormes !
Un magistrat et ancien secrétaire général du syndicat autonome des magistrats dissout, monsieur Falalou Dan Sofo répond immédiatement à Bana Ibrahim, lui attirant l’attention sur son jet de l’huile sur du feu, alors même que les magistrats ont accepté de mettre de l’eau dans leur Bassap, non pas par peur, puisque leur grève illimitée a été suivie à presque 100%, mais c’est pour démontrer leur sursaut patriotique et le devoir moral à eux demandés par la méditation. Il explique que cela avait existé il y a 14 ans de cela dont justement un secrétaire général du syndicat dissout avait mis fin.
Malgré des fruits déjà tangibles pointant à l’horizon de la médiation en cours entre magistrats gouvernement vers un accord définitif dans des délais éminemment proches, des tentatives de perturbations, de diversion, de division, de manipulation ou d’instrumentalisation des acteurs sous l’arbre à palabres subsistent encore. D’autres acteurs certainement hostiles à un succès de cette médiation entre magistrats et gouvernement tentent de jeter de l’huile sur le feu, en d’éloigner les parties, au moment même où l’arbre à palabres leur a déjà inspiré le calme, la sérénité et le dialogue.
D’ores et déjà, l’on tente à tout prix d’enflammer la toile nigérienne avec des folles nouvelles faisant état d’une mafia orchestrée autour du syndicat des magistrats dissout via un « quota » de dix postes stratégiques contrôlés par celui-ci lors des affectations des magistrats et ce, au détriment de la justice nigérienne. Et cette malheureuse nouvelle est balancée dans les réseaux sociaux est attribuée à un ancien secrétaire général du syndicat dissout et cela est présenté comme étant une révélation de sa part !
Bana Ibrahim, un officiel qui jette de peaux de banane sur le chemin des magasins et de l’huile sur le feu !
C’est juste après l’annonce de cette trêve entre magistrature et ministère de la justice que le poste Facebook de Monsieur Bana Ibrahim, activiste des réseaux sociaux, membre du conseil consultatif de la Refondation et même président de la commission Géopolitique et Environnement international, s’en prend vertement aux magistrats, en assénant que le syndicat dissout des magistrats exerce un contrôle sur toute la magistrature nigérienne, à travers un quota occulte de dix postes stratégiques au détriment de l’intérêt général. Sans la moindre vergogne, Bana Ibrahim activiste des réseaux sociaux et officiel aujourd’hui assène sèchement « mafia judiciaire, apartheid judiciaire, un syndicat érigé en puissance de l’ombre, une justice prise en otage par le syndicat qui marchandait des carrières et manipulait les affectations, cette crise a eu le mérite de mettre à nu un système clandestin, un droit aussi scandaleux, des postes clés qui permettaient de contrôler la justice au service des intérêts obscurs », bref les termes employés pour ternir l’image des magistrats nigériens sont crus, très durs, nus et jettent l’huile sur le feu, à l’heure où l’arbre à palabres promet l’espoir d’apaisement et de sérénité du climat sociopolitique sur cette grave crise qui défie toute la société nigérienne dans son ensemble.
Colère, déception, vigilance et de démentis !
Les enjeux sont visiblement énormes autour de la crise de la justice, autant que les tentatives de déstabiliser le secteur. C’est un pouvoir entier qui pourrait échapper au magistère du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), à en croire aux observateurs très critiques du régime de la Refondation nationale.
Mais les initiateurs de la médiation, malgré les tentatives de perturbations et d’instrumentalisation visant à décourager leur démarche déjà prometteuse, pas question de céder. Ils vont tenir jusqu’au bout, ils se disent conscients d’être à une étape cruciale de la médiation. Ils apportent un démenti formel contre toute tentative d’intoxication en ces termes :
« Les membres du comité de médiation menée par les anciens membres du comité national chargé de la refonte du code pénal et du code de procédure pénale sur la crise du secteur de la justice composé de : 1. M. Rabiou Nafiou conseiller du Ministre de l’intérieur, 2. M. Djibril Abarchi/ Universitaire, 3. M. Souley Dioffo ancien DGPN et ancien parlementaire, 4. M. Ibrah Hachimou ancien parlementaire, 5. M. Aboubakar Laoual Salaou/ RODADDHD, 6. M. Kanni Abdoulaye/ CODDHD tiennent à apporter un démenti formel sur l’intoxication qui circule sur les réseaux sociaux selon laquelle un ancien secrétaire général du SAMAN aurait dit que leur syndicat impose son quota lors des affectations des magistrats. Cela n’a jamais été dit par qui que ce soit devant les membres du comité lors de la médiation. Le comité de médiation lance un vibrant appel à la retenue, à tous les nigériens épris de sagesse, de paix et de cohésion sociale à cette étape cruciale de pacification du climat social en général et en particulier dans le secteur de la justice. Le comité ».
MOUSSA NAGANOU







