Niger : A quand le nucléaire civil ?

communication a porté sur le thème  » La physique quantique
quantique dans la dynamique de l’élucidation des mystères de
l’atome : l’invention de la bombe atomique et du nucléaire civil « .
Il s’agit de voir comment la physique quantique a joué un rôle décisif,
voire même indispensable dans l’élucidation des mystères du monde de
l’atome, l’invention de la bombe atomique et du nucléaire civil. Il en est
ressorti que c’est à travers une conception inédite, mystérieuse, bizarre
et déroutante de la science que cette aventure a été possible.
En particulier, cette physique quantique remet en cause les critères les
plus élémentaires de la rationalité scientifique, tels que les notions
d’objectivité, de réalisme, de déterminisme et même d’existence
objective de l’espace.
Cela se justifie par le fait que les atomes obéissent à des lois
diamétralement opposées à celle de notre monde quotidien. Par
exemple, pour voir un atome ou ses constituants, il faut mettre en place
tout un dispositif expérimental qui consiste à leur projeter un faisceau de
lumière capable de les propulser dans un autre endroit. Des lors la
question qui se pose est celle de savoir que fait un atome lorsqu’on ne le
regarde pas. Personne ne sait ce qu’un atome en soi, c’est à dire
indépendamment de toute expérimentation.
Niels Bohr, Heisenberg, Born et autres sont parvenus à la conclusion
selon laquelle un atome n’existe que quand on le regarde.
Quant à l’invention de la bombe atomique en (1945) et du nucléaire civil
(1951), elle est le résultat de la découverte des constituants de l’atome,
dont les protons (1918) et les neutrons (1932), et de celle de la
radioactivité (1934) et de la fission nucléaire (1938) qui ont rendu
possible les premières réactions en chaine a partir de 1942 réalisée par

Enrico Fermi. Les bombes atomiques et le nucléaire civil fonctionnent
généralement sur la base de l’uranium 235 ou du plutonium 239.
En bref, ce qui nous intéresse ici, c’est le nucléaire civil qui a joué un rôle
prépondérant dans le développement et l’industrialisation des grandes
puissances dont certaines ne sont même pas producteurs d’uranium.
En termes de perspectives, il est grand temps pour des pays grands
producteurs d’uranium comme le Niger de s’engager résolument dans la
voie de la création de centrales nucléaires pour produire de l’énergie à
moindre coût et pouvoir booster son industrialisation.
A titre d’exemple, un kg d’uranium produit 3.000.000 de fois d’énergie de
plus qu’un kg de charbon. Cette perspective pourrait même permettre au
Niger d’alimenter tous les pays voisins en électricité et même ceux de la
sous-région Ouest africaine.
L’exploitation abusive de notre uranium est arrivée à un stade ou nous
subissons les chantages de la France, qui casse et fixe les prix du kg
comme bon lui semble et ferme des exploitations comme la COMINAK
en mettant au chômage des milliers de compatriotes.
Le Haut commissariat à l’énergie atomique et les décideurs politiques
sont interpelés. Il est grand temps que le Niger s’engage dans cette voie
si nous voulons valoriser notre uranium et sortir du sous développement
et de la pauvreté. S’il y a des risques liés aux catastrophes et autres
radiations, des solutions idoines peuvent être envisagés à partir d’études
de faisabilités du projet.

Dr IRO TANIMOUNE

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Author: Mourya Niger