Le 25 Avril 2026, le Mali a été la cible d’attaques complexes et coordonnées, d’une envergure presque nationale. D’autant plus que ce sont plusieurs villes qui ont été attaquées de façon simultanée dont notamment les villes garnisons de Kati, Sevaré, Gao, Kidal et Bamako, des sources officielles.
Au regard de la complexité des opérations d’attaques, la coordination de terrain réalisée traduit une expertise de haute facture dont certainement des puissances étrangères ne manquent pas d’avoir donné leur appui technique ou technologue. L’attaque du 25 Avril de plusieurs villes du Mali prouve à suffisance que les terroristes ont bel et bien des sponsors d’une évidente.
L’ampleur des attaques avec des méthodes plus ou moins sophistiquées visant leurs cibles. Cela montre vraiment les terroristes ont des sponsors puissants, qui ont prêté main forte pour déstabiliser les pays membres de la confédération du Sahel.
Les questions qui subsistent sont d’ordre organisationnel du pouvoir, de la qualité des relations entre les hommes du pouvoir et surtout de la grosse question de confiance ! Au Niger, les autorités politiques ont privilégié la cohésion sociale, la confiance mutuelle, la solidarité nationale, la mobilisation générale, en vue de mettre en relation les actions des autorités avec la contribution citoyenne en harmonie, dans un mouvement d’ensemble cohérent.
Comment est-ce qu’une telle attaque complexe a été possible au Mali, malgré les nombreux signaux d’alerte ?
Très certainement que la complicité a été déterminante. Les terroristes et leurs sponsors ont bénéficié de complicité dans tout le pays pour obtenir des renseignements sur le terrain, surtout en ce qui concerne les institutions de l’État.
À observer l’attaque de Kati par exemple montre la possession d’une information fiable des assaillants sur la vie des institutions et surtout sur la position des hommes qui les animent. L’attaque de Kati, tout comme celle de Kidal le chef-lieu de la région du Nord longtemps aux mains des rebelles touareg avant d’être récupérée par le gouvernement central de Bamako, en 2024.
Aussi, les villes ciblées portent le témoignage d’un symbole très fort de l’histoire du terrorisme au Mali. Il ne manquait ainsi que la ville de Konan pour concerner exactement toutes les grandes localités ayant symbolisé l’occupation terroriste du Mali en 2012 que les opérations d’intervention des forces armées françaises Serval et Barkhane ont fait semblant de sauver le Mali avant de le replonger dans l’insécurité permanente.
Le Mali attaqué une semaine après le mini-sommet de Lomé !
C’est bien une semaine exactement jour pour jour après la tenue du mini-sommet sur la confédération du Sahel, la communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO), en présence des représentants de l’Union européenne, des États-Unis à Lomé dans le but de lancer une dynamique de coopération régionale avec le Sahel ouverte sur le monde entier. Mais aussi, l’attaque du 25 Avril au Mali marque la volonté des ennemis des dirigeants politiques militaires du Sahel à mettre fin aux ambitions de ceux-ci.
Parce que cela est tout à fait conforme à la logique de geocriminalité concoctée par certains anciens partenaires du Niger, du Mali et du Burkina Faso pour les amener à renoncer à leurs opinions de souveraineté nationale, en particulier sur leurs ressources naturelles dont celles minières et pétrolières. La geocriminalité est donc un moyen de décourager les autorités militaires du Sahel de renoncer surtout au paradigme sécuritaire et économique. [À suivre].
MOUSSA NAGANOU







