L’essentiel à retenir de la loi des Finances 2023

Le Niger, un pays où il faut investir !

Le Niger est désormais débout pour transformer sa société, galvaniser sa jeunesse et intégrer son économie au cœur d’une Afrique en quête d’envol socioéconomique rapide.

Le pays de Mohamed Bazoum va d’ores et déjà s’adapter, en adoptant et appliquant dès la loi des Finances 2023 des mesures exceptionnelles et incitatives à l’investissement à grande échelle dans les secteurs fortement porteurs comme l’agriculture, l’éducation, le transport, l’industrie, en vue de créer de la valeur ajoutée certaine et de la création d’emplois au profit de la jeunesse nigérienne, des bras valides qui devront participer pleinement à l’éclosion et à l’émergence de l’économie.

Ainsi les plus hautes autorités nigériennes ont créé toutes les conditions fiscales et législatives pour offrir un cadre compétitif aux entrepreneurs audacieux, visionnaires, à la jeunesse facteur de mains d’œuvre et à la population à la fois marché potentiel et consommatrices des biens et services au service exclusif du Niger.

La zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) née déjà à Niamey en 2019, adoptée et ratifiée donne une énorme responsabilité au Niger dans les actions à poser pour réaliser le développement en Afrique.

Aussi, le succès du double sommet extraordinaire du 25 Novembre 2022 encore à Niamey n’est pas fortuit. Au moins trois protocoles d’accord ont été adoptés et signés à près de 90% pour la levée des barrières douanières par les Chefs d’Etat et de gouvernement. Ces différents protocoles portent sur le commerce, la propriété intellectuelle et sur le commerce des services.

Cela fait du Niger, un pays qui se positionne déjà comme chef de File de l’économie africaine. La fiscalité assortie de la loi des Finances nigérienne de 2023 tient déjà compte de cela et en fait un véritable cheval de batille pour l’émergence de l’économie, à l’échelle continentale.   

« La loi de finances 2023, qui consacre un budget réaliste de 3245 milliards, soit 11,58% de hausse par rapport à celui de l’année dernière, s’articule autour de plusieurs mesures fortes dont notamment l’accélération des réformes destinées à la mobilisation des ressources, la facture certifiée, l’élargissement de l’assiette fiscale dont la maitrise de certaines niches telles que les impôts fonciers et le secteur de l’or entre autres ».

En termes de répartition, la sécurité s’est vue octroyer 13,5% de part, dont une grande partie servira à l’équipement de nos FDS en armements de pointe.

Aussi, « 25% du budget ira au secteur de l’énergie qui constitue un facteur de production important dans la stratégie d’industrialisation de notre économie à travers la mise en place des parcs agro-industriels et de la ZEN (Zone Economique de Niamey).

21% sera destiné au secteur de l’éducation, notamment les infrastructures scolaires, les internats des jeunes filles ainsi que la poursuite de la mise en œuvre des reformes du secteur en terme de qualité de l’enseignement ».

Avec une taille du secteur informel de plus de 60% de notre économie, plusieurs mesures incitatives nouvelles ont été prises dans cette nouvelle loi de finances dont « l’amnistie fiscale de 2 ans pour toute entreprise nouvellement enregistrée. L’exonération des droits de douane pour tout matériel agricole importé.

L’exonération pour tout véhicule neuf de transport de marchandises et de personnes (ce qui permettra le renouvellement du parc automobile de transport et la réduction du coût de transport qui est un facteur important dans la structure des coûts des produits).

L’exonération dans le secteur industriel pour encourager la création et la mise en place d’industrie, surtout dans le contexte concurrentiel de la ZLECAF.

L’allègement des charges fiscales, en contre partie de recrutement des jeunes, principalement ceux pour qui ce sera leur première expérience professionnelle, et cela pour encourager la création d’emplois et surtout la création des premiers emplois ». Autant dire que le Niger est de plein pied dans l’expérimentation des accords de la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF) dès aujourd’hui et non pas attendre demain.

MOUSSA NAGANOU

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Author: Mourya Niger