Le Niger et le Nigéria déjà prêts à offrir à la CEDEAO sa propre monnaie commune !

Le développement ne se décrète pas. Il se repose sur une vision profonde de la gestion de la cité et propulsé vers sa concrétisation réelle par un vrai leadership des dirigeants, en réalité. La volonté des quinze pays de la CEDEAO à réaliser une monnaie commune et créer un marché commun date de longtemps. Mais un manque de vrai leadership a tout le temps freiné des quatre fers la réalisation concrète d’une telle noble volonté communautaire.

Projetée pour 2020, la création d’une monnaie commune dénommée l’ECO n’a pas vu le jour. Dr Muhamadou Umaté, spécialiste en relations internationales parle de « l’avortement de l’ECO et une chirurgie esthétique ou plastique du NAIRA (à lire absolument dans ce journal)» au Nigéria, un autre géant de l’économie de la sous région prêt à l’avènement d’une monnaie commune en zone CEDEAO. 

Ces dernières années vont être celles d’un tournant décisif, aussi bien pour le continent africain que pour la sous région Ouest africaine de la CEDEAO, à cause en même temps de l’apparition des nouveaux défis socioéconomiques et sécuritaires mais également des nouveaux leaders plus ambitieux et plus audacieux pour affronter directement les menaces.

Ces nouveaux leaders vont malgré la prégnance des nouveaux défis socioéconomiques dont les conséquences du changement climatique et leurs corolaires de chômage, pauvreté, de migration, des maladies (épidémie et pandémie) et les défis de la sécurité liés au terrorisme, au banditisme, aux trafics de tout genre, aux guerres, aux conflits communautaires inspirer la création d’une zone économique à caractère communautaire que représente la zone de libre échange continentale africaine (ZLECAF).

L’honneur revient aux autorités du Niger d’avoir inspiré une telle création, à travers le président Issoufou Mahamadou. Un homme à qui le Niger doit également sa première alternance démocratique, avec le respect strict de la constitution nigérienne. Dans son inspiration, la ZLECAF crée un marché communautaire par ses accords sur la levée des barrières douanières entre les différents Etats et négocie aussi une facilité à toute épreuve sur les droits de la propriété intellectuelle en Afrique.

En même temps, les hommes d’affaires nigériens ont vite compris qu’il faut investir dans le système financier pour pouvoir se saisir des opportunités offertes par la monnaie commune (ECO, une monnaie née morte) et le marché commun (ZLECAF). Des agences de transfert d’argent vont naître au Niger comme des champignons comme NITA, ZEÏNA, AMANA, AL-IZZA, BENIF-AFUA pour ne citer que celles-là, tout comme celles des micro-finances tendant vers l’émergence des banques, et ce en vue d’accélérer et rehausser le taux de bancarisation au Niger. Un pays, qui se constitue ainsi déjà comme un pôle de l’économie sous régionale, malgré l’exigüité de son marché d’affaires.

Quelque chose en quoi le spécialiste en relations internationales Dr Muhamadou Umaté trouve une opportunité à laquelle les Etats de la CEDEAO doivent se saisir pour offrir à la population de la zone communautaire à la fois un marché et surtout une monnaie commue à réaliser du business dans les meilleures conditions économiques.

Le Nigéria voisin de son côté comme le Niger s’est attaqué au phénomène de la fraude financière et fiscale et estime qu’aujourd’hui les conditions de création et d’installation d’une monnaie commune sont possibles dans l’espace économique de la CEDEAO avec la reforme monétaire opérée sur le NAIRA.

Le président Muhamadu Buhari a déjà engagé des reformes financières en dévaluant aussi bien le NAIRA, sa monnaie locale, mais également opéré des reformes sur la monnaie visant à le redessiner complètement et pour récupérer les NAIRAS en fuite hors circuit bancaire ou fermer définitivement le circuit financier à partir du 1er Février 2023. Ainsi « les autorités nigérianes estiment qu’une somme de 2. 600 milliards de NAIRA est hors du système bancaire ».

 Selon les spécialistes crédibles des relations internationales, comme Dr Muhamadou Umaté estime donc que le Niger et son voisin géant de l’économie de la sous région ont tout donné à la CEDEAO pour l’avènement d’une monnaie commune et unique, dès lors que les reformes sur le NAIRA du Nigéria répondent à l’épanouissement de l’économie et que le pays a de Mohamed Bazoum a offert de son côté la ZLECAF dont il est le nouveau champion, à la suite du double sommet de l’Union Africaine sur l’industrialisation et de la ZLECAF du 25 Novembre 2022, à Niamey, la capitale nigérienne.  

MOUSSA NAGANOU  

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Author: Mourya Niger