Par cette investiture devant Dieu, le peuple guinéen et la constitution, le Général Mamady Doumbouya tourne dos à un régime militaire et s’engage à transformer progressivement les institutions exécutives en institutions démocratiques. Élu au suffrage universel avec plus de 86% du scrutin présidentiel dès le premier tour, Mamady Doumbouya troque enfin ses tenues militaires contre des boubous et des vestes pour entrer de plein pied dans un système politique dit démocratique, en ouvrant son pays au monde.
Le Mali voisin fortement et activement représenté à Conakry !
Le Mali a exprimé un symbole très fort en Guinée-Conakry par la présence du Général d’armée Assimi Goïta, président de la Transition, en tenue civile à Conakry à la tête d’une forte délégation présidentielle composée des ministres de hauts rangs, pour assister à l’investiture de cet autre Général guinéen, Mamady Doumbouya autrefois putschiste ayant troqué maintenant son treillis et ses étoiles de Général contre des boubous et de bonnet d’hommes civilisés ! C’est derrière une tenue civile, tout de blanc vêtu jusqu’au bonnet, qui fera date dans les Annales de l’histoire, que le président de la Transition malienne, le Général d’armée Assimi Goïta s’est présenté à Conakry pour offrir ainsi au monde entier son intérêt personnel, [n’est-ce pas son gout ! ] et donc son respect pour la démocratie, même si les institutions qu’il dirige lui-même, dans son propre pays peinent encore à concrétiser totalement un système démocratique tel que projeté dans la constitution adoptée en Juin 2023 à plus de 96%, (suite au référendum des 11 et 18 Juin 2023).
Une volonté manifeste, malgré le revirement spectaculaire imposé par la géopolitique !
Prévue pour se tenir en Avril 2024, l’élection présidentielle au Mali n’a guère avoir lieu. Le 12 Juin 2025, des assises nationales inclusives ont révisé la charte de la Transition, en octroyant un mandat de cinq (5) ans au Général d’armée Assimi Goïta avec le titre de président de la République, exactement comme au Niger du Général d’armée Abdourahmane Tiani. Aussi, les partis politiques ont été suspendus comme l’a le pouvoir du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger.
Il faut dire que les trois officiers militaires dirigeants au pouvoir au sein de l’espace confédéral du Sahel ont chacun obtenu l’onction des représentants des populations de leurs pays afin d’entériner des véritables mandats présidentiels de cinq (5) ans. Au Sahel central, les régimes sont uniformes aujourd’hui, parce que les généraux Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et le capitaine Ibrahim Traoré sont investis à la tête de leurs pays respectifs des mandats présidentiels quinquennaux et jouissent de haute confiance populaire, à toutes épreuves !
MOUSSA NAGANOU







