Grève de 48 heures des centrales syndicales Niger : L’échec d’une tentative de briser le Consensus National !

La volonté de faire mal au régime du président Mohamed Bazoum était bien perceptible, après le refus du dialogue offert par le ministre de l’Emploi aux centrales des travailleurs dès le 20 janvier 2023. Le lendemain de leur rencontre, le 19 janvier (5 centrales syndicales) au palais présidentiel, le ministre de l’Emploi voulait ainsi approfondir les décisions soutenues par l’engagement du président Mohamed Bazoum envers tous les patrons des travailleurs nigériens, en vue de tracer définitivement la voie du consensus national élargi autour de tous les points des revendications légitimes des acteurs de l’administration.

Mais, on dirait que certaines centrales syndicales, à l’exception de la CDTN, avaient leur agenda caché préétabli, sous des intentions déjà arrêtées de ne jamais bouger, même d’un iota de leur position de perturber le cours de l’administration publique ou encore de troubler l’ordre public, les 25 et 26 janvier 2023, via des subterfuges à caractère syndical. Elles sont devenues même sourdes aux appels de l’employeur principal, qu’est le ministre de l’Emploi.

C’est ce qui a bien pu se passer avec les centrales syndicales et l’Etat nigérien autour de leur préavis de grève de 4h heures projeté en début Janvier pour échoir le 15, du même mois. Crachant sur la table de négociation, c’est-à-dire sur l’appel à négociation engagée par le ministre de l’Emploi en vidant la salle, au motif que leurs propres confrères syndicalistes n’avaient des revendications n’est ni plis ni moins qu’un jeu trouble, qui cache mal des intentions malveillantes au détriment des intérêts des travailleurs Nigériens.

Aujourd’hui, la question la plus cruciale des travailleurs Nigériens est celle des conditions des enseignants et de l’avenir des élèves. Une question dont le président de la République en fait sienne.

C’est une opportunité rarissime, une opportunité en or, pour faire valoir ses idées, ses compétences, son engagement pour l’amélioration du secteur, une bonne opportunité tout simplement que le secrétaire général de la confédération nationale des travailleurs (CNT) a ratée en refusant de négocier avec le ministre de l’Emploi, le 20 janvier 2023. La CNT, une centrale syndicale, où le contingent des enseignants contractuels s’y trouve massivement.

Au lieu de saisir leur rendez-vous avec l’histoire, en se positionnant déjà comme les alliés naturels du président Mohamed Bazoum dans sa reforme éducative nationale et contribuer efficacement à lui inspirer opportunément les meilleures solutions aux grands défis du secteur de l’éducation, les militants de cette centrale se battent dans une veine tentative politicienne de paralysie continue du secteur, qui prend tous les coups dans une grève.

Le maintien de la grève forcée de 48 heures des 25 et 26 Janvier 2023 vient davantage accentuer la baisse des niveaux des enseignants et enseignés pour avoir déserté les élèves des cours d’écoles et les enseignants des écoles primaires. Un phénomène, qui les affecte tous et les tient déjà de mains de fer et face auquel seul le président Mohamed Bazoum entend appliquer des prophylaxies durables par une reforme efficace.

Un secteur de l’éducation, qui reçoit déjà des coups fatals voire mortels de tous les côtés, où tous les acteurs (élèves, étudiants, universités, instituts, encadreurs, enseignants, publics, privés) sont permanemment en mouvement de revendications et donc d’instabilité, à cause surtout de la faiblesse du secteur et surtout de son abandon.

Visiblement et surtout au regard des comportements des syndicalistes du secteur de l’éducation, il n’y a aujourd’hui que le président Mohamed Bazoum, ce président philosophe et enseignant de carrière, qui croit à la possibilité de relancer ce secteur pourtant très porteur. Observons simplement la floraison des écoles et instituts, moyens et supérieurs dans ce domaine poussant comme des champignons pour comprendre l’intérêt de la société nigérienne à relancer une éducation de qualité pour contenir les enjeux sociopolitiques et économiques de notre population dite galopante.

L’éducation est la clef, la plus efficace pour résorber les déficits constatés dans tous les domaines socioéconomiques et politiques comme l’emploi, l’auto-emploi, la croissance humaine et économique, l’entreprenariat, le travail, la quiétude sociale, la symbiose sociale, la coexistence pacifique pour l’émergence d’un climat de paix et de la production des richesses nationales.

Une tentative inutile d’éprouver un président de la République, qui incarne déjà toutes les exceptions de son pays, depuis plus de 60 ans d’exercice de souveraineté nationale. Un président de la République, qui entend gouverner par la force du dialogue et non le contraire, une attitude encore jamais démentie, depuis son élection et ce malgré l’écrasante majorité qu’il conserve à l’Assemblée nationale, il ne songe jamais à écraser les Nigériens pour exprimer la légitimité de son pouvoir, lui dont le destin incarne également la première alternance démocratique du pays, depuis plus aussi plus de 60 ans d’indépendance.

A méditer, n’est-ce pas, pour ne plus lourdement se tromper de conduite ? D’autant que, celui qui dialogue exprime déjà la capacité de faire la paix, il incarne donc la paix.

MOUSSA NAGANOU

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Author: Mourya Niger