Françafrique : La France cherche à se donner bonne conscience et le Sénat légifère sur un cadre de restitution des biens culturels et cultuels pillés en Afrique !

La réclamation quasi automatique et croissante des biens culturels pillés en Afrique pendant la colonisation par les populations africaines inquiète sensiblement l’élite politique française, au plus haut sommet de l’État. Le sujet occupe le cœur des débats politiques en France et passe pour être un moyen de régulation des rapports franco-africains.

Si le Benin a déjà reçu en restitution 26 trésors royaux en fin 2021, suite à sa propre demande insistante, la Côte-d’Ivoire quant à elle aura réclamé le retour à sa terre natale Ayôkwé sacré, « le tambour parleur » et le Sénégal arracha de son côté, le sabre historique du guerrier Elhaj Oumar Tall, en 2019, plusieurs autres demandes attendront encore les desiderata et autres subterfuges de la France, via une Loi cadre en téléchargement au Sénat français. Ainsi, la Loi cadre en réflexion n’est rien d’autre qu’une vaine tentative de convaincre les populations africaines que l’ex colonisateur a bien une morale bienveillante et admet sans remords que les africains ont une histoire comme les autres.

Encore des lois pour s’arroger une part belle !

Le Sénat français veut ainsi légiférer sur les objets culturels et cultuels anciens pillés en Afrique pour se tailler encore la part du lion, et c’est exactement comme dans les accords de coopération militaire, minière et sur la monnaie. Là encore, la France se taille la part du lion et se donne bonne conscience, sous couvert de créer un cadre simplifié à la restitution des biens culturels et cultuels volés à l’Afrique considérée pourtant comme une table rase, une peuplade sans culture, sans civilisation et dont l’admiration a poussé les colons à voler, violer, violenter l’Afrique.

Quand le voleur légifère sur le bien qu’il a volé !

Quand le voleur légifère pour lui-même sur le bien qu’il a lui-même volé, il ne s’accuse pas, ne s’excuse pas et ne se culpabilise point, alors même qu’il a les mains tachées de sang du crime encore vif sur sa propre conscience. Mais hélas, il se donne bonne conscience, pour paraître encore un allié stratégique pour davantage continuer à perpétrer le vol, ad vitam aeternam !

MOUSSA NAGANOU

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Author: Mourya Niger

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