Fêtes tournantes du 18 décembre

Des acquis à capitaliser durablement !

La fête du 18 décembre, date de la proclamation de la République, est célébrée à tour de rôle dans les chefs-lieux de région. Elle a permis de doter ces villes d’infrastructures et équipements culturels de pointe. Chaque année, un chef-lieu de région est retenu pour abriter les activités culturelles pendant une dizaine de jours. Les régions de Zinder (2006), Tahoua (2007), Tillabéry (2008) et Diffa (2009) ont pu l’accueillir avant sa suspension en 2010. Sa reprise à partir de 2014 a permis de l’abriter à Dosso (2014), Maradi (2015), Agadez (2016), Tahoua(2017), Zinder(2018), Tilabéri (2019) et Diffa (2021). Les commémorations ont permis la construction et ou la réfection des routes, de maisons de la culture, de stades, de musées dans toutes les autres régions et dans certains départements.

La fête tournante a permis de rehausser le niveau en termes d’équipements, d’infrastructures de tous les grands centres urbains de notre pays. Cela a permis aussi de répondre à des préoccupations, des attentes dans ces territoires. Les concours culturels ont également permis d’offrir un cadre d’expression à des milliers d’artistes et d’améliorer   la production culturelle nationale. Le moins qu’on puisse dire aujourd’hui est cette organisation « a doté toutes nos villes d’importantes infrastructures structurantes ». Ce qui a diminué les disparités entre les grandes villes du Niger.

Pour MouctarMamoudou, patron de l’Agence de modernisation des villes, «il est difficile de trouver en Afrique de l’ouest des villes si équilibrées comme au Niger ». « Vous partez dans n’importe quelle ville du Niger, vous vous sentirez dans une ville. Cela est à mettre à l’actif des plus hautes autorités actuelles de notre pays », a-t-il poursuivi.

Il y a donc là une base importante de travail pour la poursuite des modernisations de nos villes. D’après le DG de l’AMV, le Président de la République, Mohamed Bazoum, accorde une attention particulière pour que soient consolidées, poursuivies et pérennisées les réalisations faites à l’occasion des fêtes tournantes.

Parlant de la situation constatée sur le terrain suite aux différentes missions, Moctar Mamoudou a indiqué qu’il y a eu, bien évidemment, des succès tout comme des échecs dans le cadre des travaux de modernisation de nos villes. « Le plus important pour nous est de capitaliser les succès, corriger les échecs et créer une dynamique qui va renforcer davantage sur la base des succès et sur tout ce que nous avons eu à mal faire pour qu’on puisse éviter de répéter des erreurs », a-t-il laissé entendre.

« Nous sommes sur la bonne voie, s’est-il réjoui, puisque nous avons eu de l’écoute, de l’attention et mieux, de la volonté et de l’enthousiasme des acteurs à aller dans le sens que nous avons défini ensemble pour que nos villes émergent davantage et que le Niger puisse être un modèle de pays qui a pu amorcer et réussir le développement urbain». 

MoctarMamoudou a, enfin, souligné que l’AMV, « est une structure qui a la capacité technique d’accompagner tous les acteurs et de créer les meilleures synergies pour prendre en charge la destinée de nos villes ».

Ado DAN MALAN

Partager l'article
Author: Mourya Niger