Burkina Faso : Enfin, Ouagadougou confirme l’extradition effective du Colonel Paul Henri Damiba vers son pays !

Trois (3) jours après la communication du Togo sur l’extradition de l’ancien président de la Transition burkinabè, le Colonel Paul Henri Damiba, exilé et sous une surveillance de haute sécurité du gouvernement à Lomé 2, un quartier résidentiel de la capitale Togolaise, les autorités judiciaires burkinabè indiquent avoir accusé réception effective de son extradition, le 17 Janvier. Les accusations répétées contre l’ancien président de la courte Transition burkinabè ont fini par produire des résultats probants.

Une coopération judiciaire active entre Ouaga et Lomé !

C’est en exprimant toute leur reconnaissance aux autorités Togolaises pour « la parfaite coopération judiciaire qui illustre les bonnes relations entre les deux États » que se termine le communiqué officiel des autorités burkinabè, le 21 Janvier, sous la plume du ministre de la justice Maître Edasso Rodrigue Bayala. C’est ainsi dans une position très confortable de légaliste que les autorités burkinabè expliquent la bonne collaboration judiciaire avec le Togo voisin, qui a exécuté un mandat d’arrêt international à l’encontre du haut officier militaire burkinabè, afin que le Colonel Paul Henri Damiba en exil à Lomé (depuis sa chute en 2022) puisse revenir dans son pays pour se défendre des faits qui lui sont reprochés.

Lomé exécute un mandat d’arrêt international émis par Ouagadougou !

Le 16 Janvier 2026 par l’arrêt n° 013 de la Cour d’appel de Lomé, le Colonel Paul Henri Damiba a été inculpé, selon les termes du mandat d’arrêt international émis par Ouagadougou (le 6 Janvier 2026), suite à l’ouverture de l’information judiciaire ! Et c’est dès le lendemain 17 Janvier que  les autorités judiciaires Togolaises ont transféré le Colonel Paul Henri Damiba aux autorités judiciaires de Ouagadougou dans un cadre de légalité parfaite,  aussi bien au Burkina Faso qu’au Togo.

Que reproche-t-on au Colonel Damiba ?

Le ministre burkinabè de la justice révèle les griefs documentés contre le Colonel Damiba portant sur « l’accomplissement d’actes préparatoires d’une atteinte à la sûreté et à la sécurité de l’État, de détournement des deniers publics, d’incitation à la commission d’infraction et de blanchiment des capitaux », des faits tous prévus et punis par la Loi n°046-2024/ALT du 30 Décembre 2024, précise le communiqué du garde des Sceaux.

Que peut craindre le Colonel Damiba ?

Des sources concordantes affirment au Burkina Faso que la peine de mort aurait été rétablie au « pays des hommes intègres », où il n’en reste plus rien de cette intégrité et donc pour mieux lutter contre la délinquance économique, financière et le terrorisme. Plusieurs observateurs craignent une nouvelle application de la peine capitale au Faso contre l’officier supérieur de l’armée ayant retourné ses armes contre son pays et au regard surtout des appels incessants à la fermeté, à l’application de cette nouvelle législation pénale pour dissuader, prévenir et protéger la société burkinabè, apprend-t-on.

MOUSSA NAGANOU

(Mouryyaniger.com)

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Author: Mourya Niger

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